Le bouchon de Sylphie part d’un bloc de cristal brut, gros comme un poing. Le tailleur l’ébauche à la meule,
puis ouvre ses facettes une à une sur une roue de pierre mouillée, sans gabarit : la courbe se juge à
l’œil et au pouce.
Viennent le douci, puis le poli, sur des roues de bois et de liège, jusqu’à ce que la lumière le traverse
sans accroc. Les filets d’or sont posés au pinceau, d’un seul trait, et cuits au four pour se fondre au
cristal.
Le flacon, lui, est de verre sculpté. Chaque bouchon est ajusté au sien, et à lui seul : c’est ce
qui fait qu’un flacon de la Maison se garde longtemps après le parfum.